《Si tu pleurs et que tes yeux gonflent, c'est parce que tu as
pleuré pour quelque chose qui n'en valait pas la peine. 》
Un silence pesant s'installa peu à peu entre nous
.
Je pense que j'ai attrapé le mal de toi. A cause de toi, mon c½ur bat à l'envers. Mais, je ne peux te haïr. Tu ne peux me dégouter. Surement, parce que j'ai triché à ce magnifique jeu de l'amour, et que j'ai perdu. L'espoir qu'un jour, je puisse avoir ma revanche, et prouver que je peux gagner et jouer sans tricher cette fois, j'en rêve la nuit. Mon inconscient me murmure ton nom. Ma mémoire me force à rester assise devant le film de notre Amour, et passe en boucle ce douloureux générique. Je flâne dans les ruines de cet empire qu'on avait pu construire ensemble. Des promesses, des espoirs, tout s'envole, tout est jeté avec les cendres de nous. Je crois que je pleure mon c½ur. Je crois que je pleure mon âme. C'est comme si on m'avait arraché la moitié du c½ur, comme si on l'avait piétinée, et comme si on l'avait jetée à la mer, au milieu d'un océan de maux et de pensées morbides. C'est comme si on m'ouvrait des veines sadiquement et qu'on enlevait 11 mois et 29 jours de ma vie. J'ai réussi à connaitre l'Amour. Celui qui te fait perdre la tête, la notion du temps, celui qui te fait sourire et qui te fait passer surement les plus beaux moments de ta vie. Mon air est embaumé d'une odeur de sang, mes joues sont mouillées des larmes qui ont trop coulé pour ton sourire. J'aurai pu faire le tour du monde pour que tu me murmures encore une fois « Je t'aime A. », mais, apparemment, le monde ne te suffit plus. J'étais si naïve, si aveugle... Si tu savais comme j'ai mal, si tu savais comme j'aimerai sentir encore ton odeur près de moi, sentir ton souffle dans mon cou, sentir ton parfum, entendre ton rire, sentir tes mains sur mon visage, et écouter encore tes mots. Je n'ai plus le courage de faire semblant. Je t'aime.